En outre, c’est également une destination de taille pour les randonneurs. Cet afflux constitue un risque important pour la montagne qui se traduit par la dégradation de l’environnement due à l’érosion causée par le piétinement hors piste, l’entrave aux activités pastorales à cause du passage des randonneurs et les problèmes de sécurité causés par le grand nombre de personnes insuffisamment équipées et ne connaissant pas l’environnement montagnard.
Le projet La Rhun-E va s’efforcer de réduire l’impact du tourisme sur l’environnement et d’améliorer l’expérience de tous les visiteurs du massif. Ainsi, nous allons adapter les voies d’accès au sommet, mais aussi intégrer une nouvelle signalétique et mener des actions de sensibilisation dans les années à venir.
Les zones humides du massif de La Rhune sont principalement situées dans les communes de Sare et d’Ascain . Les tourbières de Trois Fontaines, de Mar de Plana et de Sur Urrugne sont particulièrement remarquables, car elles abritent une grande variété d’habitats et d’espèces naturelles.
Les tourbières jouent plusieurs rôles dans l’écosystème de la montagne : elles stockent l’eau, maintiennent les rivières et les nappes phréatiques à un niveau bas et limitent le risque d’inondation.
Elles jouent également un rôle important dans le stockage du carbone et le maintien de la biodiversité, car presque toutes ces zones contiennent des habitats d’intérêt communautaire. Plusieurs espèces d’amphibiens et de reptiles, ainsi que des libellules et des oiseaux ont été observés dans les zones humides. Ces zones jouent également un rôle économique important, notamment pour la production d’eau destinée à l’abreuvement du bétail.
Il s’agit cependant de milieux très sensibles dont l’état de conservation doit être suivi de près. Depuis près de 20 ans, le suivi des tourbières montre que certaines zones sont fortement pâturées et que la flore est détruite par le piétinement répété du gros bétail (pottok), ce qui entraîne une dessiccation.
Le milieu a également été colonisé par des plantes ligneuses et des roseaux. Les randonneurs, qui ne suivent pas toujours les sentiers balisés, ajoutent à la pression permanente sur ces milieux.
Il est donc nécessaire de définir et de mettre en œuvre des mesures de gestion, de conservation, voire de restauration, basées sur les derniers suivis. Le projet La Rhun-E mènera des actions pour améliorer la qualité de ces tourbières.
Stockage de l’eau
Nivellement des cours d’eau et des nappes phréatiques
Prévention des inondations
Stockage du carbone
Contribution à la biodiversité
Abreuvement du bétail
La montagne de La Rhune abrite une biodiversité exceptionnelle, dans laquelle chaque espèce joue un rôle fondamental dans le maintien de l’écosystème.
Le Pottoka, une race de poney rustique de moins de 1,32 mètre, habite la région depuis des siècles. Il en existe deux types principaux. D’une part, le Pottoka de montagne, qui vit à l’état semi-sauvage et passe au moins neuf mois de l’année sur les hauts plateaux. D’autre part, le Pottoka dit des prairies ou Pottoka sportif, qui vit au contact de l’homme.
La brebis Latxa est une race locale de brebis. Il en existe deux types principaux : la Manech tête noire , qui prédomine dans le Guipuzcoa et la Navarre, et la Manech tête rousse , à la tête rougeâtre, qui prédomine dans l’est de l’Alava. Leur rôle dans l’écosystème est essentiel, car ils contribuent à la propreté des prairies.
Les femelles n’ont pas de cornes et donnent naissance à leurs agneaux entre décembre et mars. Leur lait, collecté de décembre à juillet, est à la base de l’élaboration des fromages d’appellation d’origine protégée (AOP) Idiazabal et Roncal.
Le vautour fauve est un oiseau de proie dont l’envergure peut atteindre 2,70 mètres. Sa vision aiguë lui permet de détecter les carcasses à grande distance et il joue un rôle crucial dans le nettoyage naturel de l’écosystème. Après avoir été en danger d’extinction à cause de nombreux abattages, le vautour fauve est aujourd’hui une espèce protégée et son nombre a augmenté au cours des dernières années.
Les chauves-souris nocturnes jouent un rôle clé dans l’équilibre écologique, car elles aident à contrôler les populations d’insectes et contribuent à la pollinisation et à la dispersion des graines. Par ailleurs, nous développons dans le cadre du projet La Rhun-E une étude sur les différentes espèces de chauves-souris du massif de La Rhune.
La Rhune possède une flore diversifiée et unique, avec des espèces adaptées au climat et au relief. La Drosera rotundifolia est une petite plante carnivore qui pousse dans les sols humides et pauvres en nutriments. Ses feuilles arrondies piègent les insectes qui ne se doutent de rien et s’en nourrissent. Outre sa richesse en plantes indigènes, le massif de La Rhune est confronté à la menace d’espèces exotiques envahissantes qui altèrent l’écosystème naturel.
À cet égard, dans le cadre du projet Rhun-E, nous réalisons un inventaire sur la présence de plantes exotiques envahissantes, qui a déjà permis d’identifier 32 espèces, dont 19 ayant un impact significatif sur l’environnement.
Du haut du sommet de La Rhune (905 m), on jouit d’un panorama exceptionnel sur la côte basque et les Landes, avec l’Atlantique à l’horizon, et les Pyrénées et leurs imposants sommets au sud. Ce paysage unique associe l’immensité de la mer à la beauté des montagnes, offrant une perspective privilégiée de la géographie basque et de ses contrastes naturels. Outre sa beauté naturelle, c’est un lieu chargé d’histoire et de culture, avec des sentiers traditionnels et le célèbre chemin de fer à crémaillère.
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